| 描述 |
CHINE
CHINE
DYNASTIE DES WEI DU NORD (386-534)
Rare et importante stèle en grès rose sculpté figurant le Bouddha Shakyamuni, debout les mains en varada mudra et abhaya mudra, le corps, sculpté en haut-relief, vêtu d'une longue robe monastique dont les plis retombent en “U”, le visage ovale à l'expression souriante, la chevelure traitée en larges mèches spiralées. L'ensemble reposant sur une grande mandorle flammée.?Le revers traité en bas-relief, représentant le Bouddha assis en padmasana sous un dais, les mains en abhaya mudra, entouré de deux bodhisattva debout sur des bases lotiformes, parés d'écharpes flottantes et couronnés, l'un tenant un chasse-mouche. L'ensemble de la scène se tenant sous une représentation de toiture.
Dim. tot. 57 x 43,8 cm ; Dim. 53 x 37 cm
Provenance:
Certificat Jean-Claude Moreau-Gobard
Collection particulière fran?aise, puis par descendance
Notice:
Notre stèle illustre les caractéristiques majeures du style des Wei du Nord. Les figures sont élancées, parfois hyper-stylisées : corps étirés, têtes proportionnellement importantes, mains agrandies pour souligner la portée symbolique des mudrā. Les drapés se déploient en plis linéaires et anguleux, souvent disposés en arcs réguliers ou en rythmes concentriques. On notera également le décor de flammes sur la mandorle, également caractéristique de la période. Stylistiquement, on peut rapprocher notre ?uvre d’une plus grande stèle conservée dans les collections du Cleveland Art Museum, Cleveland (1959.130), figurant le bouddha Maitreya accompagné de deux attendants, tandis que le revers porte une inscription dédicatoire de son commanditaire et donnant la date de 500.?
Les stèles montrant des images bouddhiques (zaoxiang bei) constituent, à partir du Ve siècle, un médium essentiel de la dévotion en Chine. Leur versatilité et la disponibilité de la pierre favorisèrent l’émergence d’ateliers régionaux variés, notamment au Gansu, région active dans la production de stèles bouddhiques aux Ve-VIe siècles. Leur popularisation, en parallèle des grands sanctuaires rupestres étatiques, se fait sous l’impulsion de groupes de dévotion la?cs liés aux temples locaux qui jouèrent un r?le fondamental dans la diffusion de l’art bouddhique. Elles étaient commandées et offertes pour être installées dans les temples. La fabrication d'images bouddhistes permettait la dévotion personnelle et l'accumulation de mérites, mais était également un acte de piété ou de gratitude de la part des donateurs individuels.
Le bouddhisme, introduit en Chine dès les premiers siècles de notre ère, connut sous les Wei du Nord un essor décisif grace au patronage impérial. Instrument de cohésion politique et spirituelle, il bénéficia d’un soutien massif du pouvoir : au Ve siècle, des milliers de monastères et des dizaines de milliers de moines étaient recensés en Chine du Nord. Les souverains Wei se présentèrent parfois comme des incarnations du Bouddha, commanditant des programmes monumentaux tels que les grottes de Yungang puis de Longmen, où la statuaire atteignit un sommet stylistique.
Fondée par les Tabghatch (appelés?Tuoba en chinois), un groupe issu des Xianbei, un ancien peuple nomade des steppes eurasiennes orientales, la dynastie des Wei du Nord (386-534) réunifia et gouverna la Chine septentrionale durant une période de fragmentation politique de l’Empire du Milieu connue sous le nom des?Seize Royaumes?(316-439) et des?dynasties du Sud et du Nord?(420-589). Ses souverains adoptèrent progressivement les institutions et la culture chinoises, notamment sous l’empereur Xiaowen (r. 471-499), qui transféra la capitale à Luoyang et encouragea une politique de sinisation.
La présente stèle offre un témoignage rare des expressions régionales du bouddhisme sous les Wei du Nord. Elle illustre une phase essentielle de l’art chinois : celle où l’image bouddhique, encore empreinte de schématisation symbolique, s’affirme comme vecteur majeur d’identité religieuse et d’innovation plastique.?
---------------------以下為軟件翻譯,僅供參考---------------------
|